Moi, je n'y crois pas, au discours de la haine. Je n'y crois pas, à l'intolérance. Je n'y crois pas, aux gens qui pointent toujours un doigt accusateur sur l'autre mais ne se remettent jamais en question.
Moi, j'en ai marre.
J'en ai marre des personnes qui se croient hommes d'Etat mais ne sont pas capables de se faire élire sans blâmer ‘l'autre’ moitié du pays. J'en ai marre des gens qui se prennent pour des visionnaires mais ne pensent pas plus loin que les prochaines élections. J'en ai marre des hommes politiques qui parlent de solidarité mais ne savent que dire non. J'en ai marre des grands discours débités par des petits esprits.
Moi, je rêve.
Je rêve d'hommes politiques qui s'occuperaient des problèmes au delà des prochaines élections. Je rêve d'hommes politiques qui, occasionnellement, oseraient dire que l'autre a raison, même s'il est d'un autre parti, même s'il se trouve de l'autre côté de la frontière linguistique.
Je rêve d'hommes politiques qui sauraient sachent que le monde dépasse leur circonscription électorale. Je rêve d'hommes politiques qui auraient le courage de risquer leur popularité d'aujourd'hui pour améliorer notre destin de demain. Je rêve d'hommes politiques qui seraient assez forts pour admettre leurs erreurs sans que cela les empêche de continuer à travailler. Je rêve d'hommes politiques qui auraient les yeux tournés vers l'avenir plutôt que vers la passé.
S'ils existent, qu'ils se lèvent. Qu'ils commencent à gouverner le pays. Qu'ils sachent que je n'ai cure de la langue qu'ils parlent.
Moi, je rêve l'impossible rêve.
(Met dank aan Jonathan voor de revisie)
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